APOCALYPSE FOUR
99,00 €
CRÉÉ EN 2012
ÉDITÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS EN 2026
✎ Tirage pigmentaire signé et numéroté
Contexte de l’œuvre
En 2012, cela fait déjà 10 ans que j’estime que l’Occident va droit dans le mur, du point de vue culturel. L’Europe est totalement dépendante d’un pays qui nous a vampirisés et qui maintenant nous vassalise. Quasiment tous nos hommes politiques ont accepté de se coucher devant les États-Unis, aucun salut ne semble possible sans l’aval de notre nouveau maître. C’est un choc pour moi. J’ai toujours estimé que c’était un grand pays et je ne comprends pas pourquoi plus rien ne fonctionne en ce début de 21ᵉ siècle. J’avais, comme tout le monde, des doutes dès le milieu des années 1980, Ronald Reagan me paraissait faible et à côté de la plaque, mais ce n’était rien par rapport à ce qui allait suivre. J’ai vu cette Amérique dans toute sa laideur bien avant qu’elle ne porte le masque de Donald Trump.
Informations sur la démarche créative
L’image des quatre cavaliers de l’Apocalypse est si puissante qu’elle perdure à ce jour, régulièrement utilisée pour évoquer des périodes de chaos, de crises mondiales ou de guerres majeures (comme les deux guerres mondiales, la Guerre froide, etc.). Leur représentation collective incarne souvent l’idée d’un monde au bord de l’effondrement, où la guerre n’est qu’un des fléaux parmi d’autres (crises économiques, épidémies, catastrophes naturelles). L’idée de jugement divin ou de punition collective y est aussi associée.
Décryptage du bricolage graphique
Ironique et dérisoire, le conformisme mental des riches peut se mesurer au fait qu’ils ont tous des polos Ralph Lauren dans leur penderie. Cette icône de la mode est plutôt récente, 1972, comparée à son modèle français, Lacoste, lancé en 1933. On peut deviner que d’un point de vue stylistique Ralph Lauren s’était attaché à réinventer la garde-robe des élites européennes des années folles, ce qui était une évidence durant la première partie des années 1970 chez tous les créateurs, notamment Yves Saint-Laurent. J’ai utilisé la typographie du film de Vincent Minnelli de 1962 tel quel. L’idée des flammes est inspirée des gravures du Moyen Âge. La répétition du logo renforce l’idée que cette crise est manufacturée, conçue et voulue dans un but précis, tout changer, pour que rien ne change.
Texte Christopher Dombres



















