CLIMATE CHANGE
99,00 €
CRÉÉ EN 2003
ÉDITÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS EN 2026
✎ Tirage pigmentaire signé et numéroté
Contexte de l’œuvre
Un dessin réalisé durant ma longue (7 ans et plus de 400 illustrations) collaboration avec l’hebdomadaire à scandale, Voici. C’était un magazine extrêmement populaire à l’époque, plusieurs millions de lecteurs chaque semaine.
Un très bon job, bien payé, ma meilleure expérience d’illustrateur de presse. J’ai commencé en mai 1997. C’est Frédéric Beigbeder qui m’a proposé le plan. Diana (la princesse) venait juste de décéder, travailler pour Voici était considéré comme une infamie dans le milieu des médias « honorables ». Évidemment, beaucoup de jeunes journalistes faisaient des piges pour ce type de presse, mais utilisaient tous un pseudonyme. J’illustrais la rubrique littéraire de Beigbeder, on était autonomes, une pleine page où on pouvait mettre tout ce que l’on voulait, de James Joyce au Black Bloc. Notre entente était parfaite, une collaboration idéale. Ensuite Beigbeder est devenu une célébrité, donc un sujet pour Voici.
Je me souviens que les éditeurs affichaient un mépris total pour la revue, même s’ils la lisaient en cachette. Par contre, les attachés de presse étaient toujours ravis de savoir que leur poulain avait été choisi, une garantie de faire des ventes.
Informations sur la démarche créative
Je voulais faire un visuel sur le réchauffement climatique dans l’optique d’en faire un poster militant, mais très vite j’ai pris conscience de l’absurdité de la démarche. Le phénomène étant irréversible et la mentalité humaine ce qu’elle est, ça n’avait pas trop de sens de faire une image alarmante. J’aurais pu, par exemple, choisir l’angle de l’inégalité sociale devant la chaleur, c’est évidemment plus facile de se déplacer au travers d’espaces à l’air conditionné, comme le font les riches, que de cuire sur place comme chez les pauvres. Pour une fois, je voulais un peu de légèreté, une approche décalée sur un sujet brûlant. Je me suis souvenu de ce dessin stupide que j’avais fait pour Voici en 2003 et rappelé que c’était une référence à l’artiste Richard Prince dont j’étais fan à l’époque. La boucle était bouclée, une blague, sur une blague, sur un drame, le combo parfait.
Décryptage du bricolage graphique
Nous avons là le rigoureux exemple d’un gag à la con tel que l’on pouvait en trouver dans la presse pour homme dans la seconde partie du 20e siècle. Les femmes y étaient systématiquement minces, obligatoirement idiotes et forcément vénales. Il est important de se retourner de temps en temps pour voir le chemin qui a été accompli. Question d’hygiène mentale.
Les textes ci-dessus ont été écrits par Christopher Dombres



















