HIS MASTER’S VOICE

99,00 €

CRÉÉ EN 1996
ÉDITÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS EN 2026

✎ Tirage pigmentaire signé et numéroté

 

Contexte de l’œuvre

Le logo HMV est une de ces images omniprésentes depuis mon enfance et gravées dans ma mémoire. Elles font partie de mon ADN comme le reste de mes souvenirs. En 1996, l’industrie du disque est à son apogée et je travaille comme illustrateur pour la presse spécialisée dans le punk et le métal de Nirvana à Sepultura. C’est comme cela que je vais commencer à collaborer directement avec les maisons de disques et faire quelques belles rencontres. Une des personnes que j’ai le plus appréciées dans ce milieu est le photographe et graphiste Dimitri Simon, qui a fait un nombre incalculable de pochettes de disque de hip-hop. Dans sa jeunesse, il s’était aussi fait un nom dans le milieu du graffiti sous le pseudonyme de Stone du crew MST à Paris. 

Informations sur la démarche créative

Dans les années 1990, quand j’ai commencé à travailler pour la presse en tant qu’illustrateur, j’ai cherché à développer un style personnel. J’ai fusionné plusieurs genres en essayant de me rapprocher de ceux que j’admirais le plus comme Art Spiegelman ou Matt Groening, sans succès. Dès que je pensais avoir trouvé quelque chose d’original, je me rendais compte que cela avait déjà été fait en mieux avant moi. Il y avait aussi l’insupportable routine de se copier soi-même pour développer des tics graphiques qui deviendraient ma signature. La recherche d’un style n’est rien d’autre qu’un artifice pour faire du commerce et pouvoir imposer un langage propriétaire. C’est à cette époque que je commence à revendiquer le fait de copier les autres en fonction du sujet que je désire traiter visuellement. En imitant, on intègre des réflexes extérieurs à son mode de pensée, on avance dans sa compréhension des autres et quoi qu’il arrive, on finit toujours par y mettre quelque chose de soi. 

 

Décryptage du bricolage graphique

Dans ma version du logo HMV, le chien a décidé de mordre la main qui le nourrit. C’est plutôt rare et c’est la raison pour laquelle les humains préfèrent les canidés à leurs congénères. Cela se vérifie d’ailleurs de plus en plus. Il n’est pas étonnant aujourd’hui de croiser un couple qui pousse un landau pour chien. Le business canin est en plein essor et nos trottoirs sont là pour nous le rappeler à chaque instant. Le titre a été emprunté à un navet disco américain sorti en 1980. Le dessin original est inspiré d’un tableau peint en 1898 par Francis Barraud. Le label discographique britannique lui demandera d’en réaliser une adaptation qui deviendra un des symboles les plus connus du 20e siècle.

Les textes ci-dessus ont été écrits par Christopher Dombres

Tirage pigmentaire
Papier Fine Art 310g
  • 50x70cm
De 1/99 à 99/99

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