CONSUMER
99,00 €
CRÉÉ EN 2008
ÉDITÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS EN 2026
✎ Tirage pigmentaire signé et numéroté
Contexte de l’œuvre
En tant que consommateur en 2026, nous sommes les héritiers de trois mouvements consécutifs. Le modernisme (1890-1945) qui a donné naissance à l’industrialisation massive et une foi dans le progrès technologique, le postmodernisme (1945-2000), ou la consommation devient un langage culturel médiatique, relativiste et ironique, saturé de signes et le métamodernisme (2000-2026), phase actuelle qui voient l’émergence d’une prise de conscience collective, le système doit changer.
Informations sur la démarche créative
Quand j’avais 16 ans, mon rêve c’était de devenir directeur artistique dans une agence de publicité et d’avoir en charge les budgets Apple, Nike et Levi’s. C’était le début des années 1980 et la pub c’était tout, avec la marque et la TV, rien d’autre ne comptait. La valeur marchande incarnait l’avenir brillant de l’humanité, nous allions tous devenir riches et célèbres. Les années 1990 ont démontré le contraire avec le retour de la guerre en Europe. Depuis, nous sommes coincés entre les visions de Peter Drucker et celle de Vance Packard. Peter disait que le but d’une entreprise c’était d’inventer des clients et que pour cela on devait utiliser les techniques du marketing. Vance lui a répondu que ceci pouvait s’avérer dangereux et que la tentation de créer des besoins artificiels et de mentir serait trop forte pour être canalisée. Le métamodernisme, c’est ça, les théoriciens de l’intention face aux dérives de l’exécution. Le consommateur moderne est conscient d’être une cible, mais il pense qu’il est assez malin pour devenir un chasseur. Généralement, il devient fou avant. Conclusion, nous vivons au sein d’un capitalisme de grande tension où l’explosion sociale est possible à tout instant.
Décryptage du bricolage graphique
Pour le dessin, je me suis directement inspiré des illustrations techniques des livres de science des années 1950. Il date de 2008, j’ai mis les marques, qui faisaient parler d’elles à l’époque. Les tampons en bas font référence à un institut imaginaire qui se trouve avoir la même adresse que l’ONU.
Les textes ci-dessus ont été écrits par Christopher Dombres



















